Impatiences...
Je viens de réceptionner les premiers exemplaires. Il sont parvenus chez mon Editeur dans la semaine. En toute franchise je pensais ressentir une émotion plus intense en tenant mon premier roman entre mes mains.
Dans deux semaines, il sera donc en vente en priorité sur les sites marchands (Alapage, Publibook…). Puis, sur Fnac.com et dans certaines libraires niçoises.
Le moment où on ne peut plus reculer est donc en passe d’arriver…
Je me demande si je suis plus impatient ou anxieux dans l’attente de vos avis.
Finalement l’écriture est une forme d’exhibition. En acceptant d’aller sous la lumière, on doit accepter le jugement de l’autre.
Non, je n’ai pas envie que vous jugiez mon roman. C’est mon roman, je l’ai écrit pour moi. Vous ne savez rien de l’aventure que j’ai vécu en l’écrivant. Rien des péripéties durant les années de préparation et les mois de rédaction. Pas plus des innombrables relectures qui vous laissent vide, les yeux rouges et larmoyants. Vous ignorez aussi les doutes, les craintes, l’appréhension que je ressens aujourd’hui, alors que le moment fatidique est pour demain.
Oui, il me faut votre avis, il m’est plus qu’important, il m’est vital. A quoi bon écrire si ce n’est pour être lu ? A quoi servirait cette énergie déployée si ce n’est à échanger. Serez vous réceptif aux sentiments que j’ai souhaité véhiculer avec cette histoire ? Quelle sera la morale que vous en retirerez ? Y en a-t-il une d’ailleurs ? En fait, la seule question qui vaille c’est peut-être : Prendrez-vous du plaisir en lisant Que rien ne bouge ?
Je me rappelle précisément du jour et du moment où j’ai envoyé mon manuscrit. En fermant la grosse enveloppe je me suis dit : « Voilà, c’est fini ».
Aujourd’hui je suis plus enclin à me dire : « Voilà, ça commence, tout commence ».
Probablement que chaque personne qui a produit quelque chose un jour, quelle que soit la discipline choisie, a dû ressentir la même chose. Ça ne me console pas du tout…