Quel festival !
Prêt...
Il me faut bien avouer que j’en rêvais…Depuis des années, déambulant dans les allées du Festival du livre de Mouans-Sartoux, je me disais secrètement que j’aimerais tellement prendre place à coté des auteurs…
...Et mon vœu fut exaucé, au delà même de mes espérances.
Le bonheur total ! Des sourires, des questions, des hésitations, des échanges très brefs, d’autres qui duraient...
Je confesse que, manquant totalement d’expérience en matière de salons, depuis dimanche soir je n’arrête pas de me demander si ceux qui ont eu confiance en mon roman, ceux qui ont acheté Que rien ne bouge, seront satisfaits du livre. Ca me stresse à un point ! Je croise les doigts en guettant leurs commentaires ici-même…
J’ai également eu la chance de voir certains visiteurs qui, ayant lu Que rien ne bouge, venaient me complimenter voire acheter un deuxième exemplaire pour l’offrir à une connaissance.
Deux jours et demi entouré de bouquins, à parler bouquins, à penser bouquins, même les petits restaurants alentours proposaient des menus « Littéraire ». Une pensée pour « La Cantina » que je recommande vivement pour la qualité de l’accueil et de la gastronomie.
Des « rencontres » avec de belles personnes sur d’autres stands, des sourires et des poignées de mains, des promesses de retrouvailles, des rendez vous à venir dont je me réjouis par avance.
Des échanges aussi avec d’autres auteurs. Oreilles grandes ouvertes, prêtes à capter un conseil, une remarque d’un « grand » au « jeunot » que je suis en littérature. D'un autre côté, il est drôle de voir à quel point, même entre « jeunes » auteurs, on peut appréhender la chose différemment. Apostropher le public dans les allées (je suis incapable de faire ça !), préparer à l'avance un discours qui présente l’ouvrage au public de passage (tout aussi incapable !). Analyser, décortiquer, essayer de comprendre ce qui vous pousse, visiteur d'un salon du livre, à choisir un roman plutôt qu’un autre (définitivement incapable encore)…
Certains sont très organisés, méthodiques, préparés…d’autres, dont je fais partie beaucoup plus aventureux et agissent uniquement au « feeling ».
Personne n’a tort ou raison, personne ne fait bien ou mal…ce sont des approches différentes, voilà tout.
Comment ne pas évoquer les bénévoles qui passent trois jours avec les auteurs sur les stands, aux petits soins, souriants et disponibles et toujours bienveillants. Maria et les copines…des trésors de gentillesse. Grazie !
J’ai gardé pour la fin, l’équipe de la Librairie Jean Jaurès avec à sa tête, mon ami Patrick Esclapez. Disponibles, serviables, encourageants, motivants, quel plaisir de « travailler » avec des personnes comme celles-là !
Avec Patrick Esclapez - Librairie Jean Jaurès
Pour votre accueil et en souvenir de ces fabuleux moments..merci mille fois. Vous m'avez offert la chance de réaliser un rêve. Ca n'arrive pas tous les jours et je mesure la chance que j'ai.
Je termine sur une note triste et une autre, peut être un peu plus joyeuse.
La tristesse que je ressens ce soir vient du fait qu’il me sera matériellement impossible d’avoir un nouveau roman publié dans un an…CQFD, je ne pourrai pas être à nouveau sur le Festival du Livre de Mouans-Sartoux en octobre 2010…je me consolerai en redevenant le visiteur infatigable que je fus durant de longues années. La nostalgie me guettera à chaque détour de stand, c'est certain.
Pour...
La joie, c’est pour tout ce que vous m’avez donné. Les encouragements, les mille choses gentilles, méritées ou pas…peu importe.
Une joie qui donne du cœur à l’ouvrage et qui me pousse, dans les meilleurs délais, à me remettre à écrire et écrire encore, afin de vous proposer, très bientôt, une belle histoire.
Ca y est…j’ai la pression !